La virginité

L’hymen

L’hymen est constitué d’une membrane élastique qui se trouve à l’entrée du vagin. Cette membrane constitue le signe de la virginité et a longtemps été une valeur symbolique forte pour la plupart des sociétés. Si le concept de virginité semble théoriquement aisé à établir, il demeure cependant extrêmement complexe (pratique de sports violents, tampon hygiénique de grande taille, vascularisation de l’hymen entraînant plus ou moins de perte de sang lors de la défloration).

Une reconstruction ou « réfection » hyménéale peut se faire chirurgicalement : cette intervention, sous anesthésie, consiste à passer un fil résorbable autour de l’orifice de l’hymen dans le but d’en rétrécir l’accès.

La perte de la virginité et les premiers rapports sexuels

La défloration et les premiers rapports sexuels constituent toujours des phases importantes et marquantes dans la vie intime d’une femme. Elles créent des « empreintes » positives ou négatives qui marqueront la vie amoureuse, sexuelle et érotique à venir. Un partenaire impatient ou brutal, un environnement ne favorisant pas l’intimité ou un jugement dévalorisant de l’entourage peuvent entraîner par la suite des troubles de la libido…

La peur aussi de « ne pas être à la hauteur » conditionne le déroulement de ces premiers actes sexuels. Les dictats des médias font office de référence : être capable d’avoir une érection pour le garçon et obtenir un orgasme pour la jeune fille. La qualité de ces démarrages n’est pas nécessairement au rendez-vous, due au manque d’expérience des partenaires et de leur stress émotionnel.



Les sondages révèlent que 43% des adolescents ont des rapports sexuels entre 15 et 18 ans et que 20% des Françaises ont des rapports avant 16 ans.

La virginité subie et le poids des traditions

La virginité et le sang pouvant être montré lors de la défloration durant la nuit de noces ayant une telle valeur dans certaines cultures et religions, il arrivent fréquemment que certaines jeunes femmes ont recours à des rapports bucco-génitaux tels que cunnilingus et fellation ou à la sodomie qui permet de ne pas rompre l’hymen et donc de se présenter vierge au mariage.

Une autre virginité reste à évoquer : celle provoquée par une non-consommation du mariage parfois due à un vaginisme sévère ou des troubles de la libido liés à des traumatismes, des blocages psychiques ou encore de lourdes mésententes au sein du couple.